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Laine : pression parlementaire pour assouplir la réglementation

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Se faisant écho des demandes du Copa-Cogeca, des eurodéputés (du groupe PPE) ont appelé, lors d’un débat en séance plénière 9 juillet, la Commission européenne à assouplir le cadre réglementaire pour la laine. « Comment justifier le fait que, dans la pratique, la laine provenant d’animaux sains continue d’être considérée davantage comme un déchet que comme une ressource agricole précieuse ? », ont-ils demandé. En effet, la laine brute provenant d’animaux sains (vivants ou morts) est classée comme sous-produit animal de catégorie 3. À ce titre, elle peut être utilisée pour la production de biogaz ou transformée en engrais organiques et amendements pour sols. Par contre, son application directe sur le sol est interdite. Mais en réalité, en raison de lourdeurs réglementaires, une grande partie de la laine est souvent jetée après la tonte, confirme le Copa-Cogeca. Les agriculteurs européens se retrouvent même parfois obligés de payer pour la collecte, l’entreposage ou l’élimination de celle-ci.

Lire aussi : Élevage : le Copa-Cogeca demande une simplification de l’utilisation de la laine

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La commissaire Dubravka Šuica, qui répondait au nom de la Commission européenne, n’a pas pris d’engagement formel. Elle a seulement indiqué que « comme annoncé dans notre stratégie pour l’élevage, la Commission s’efforcera de faciliter l’utilisation des sous-produits animaux sans compromettre la santé animale ni les normes de sécurité sanitaire et examinera les éventuels obstacles réglementaires ». Elle a souligné que les règles actuelles offraient déjà des possibilités d’utilisation de la laine notamment pour la fabrication d’engrais. Et de promettre que la Commission soutenait l’accélération des projets pilotes et des échanges de connaissances qui pourrait être mis en œuvre « avant même l’adoption de nouvelles règles ». Enfin, la commissaire a assuré que les nouveaux traitements, les nouvelles technologies, les nouveaux usages et les innovations permettant d’atténuer les risques étaient suivis de près et pourraient être intégrés dans un règlement d’exécution après une évaluation des risques réalisée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).