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Le vin charentais IGP candidat à deux certifications environnementales

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Le syndicat de l’IGP (indication géographique protégée) des vins charentais a annoncé le 29 mars qu’il lance les procédures pour obtenir la certification Iso 14 001, certification environnementale internationale, et la certification française HVE de niveau 3 (Haute valeur environnementale). Le système de management environnemental (SME) en préparation vise notamment à réduire les intrants phytosanitaires, à planter des haies, à maîtriser les effluents viticoles, à perfectionner la sécurité au travail (sécurité à la vigne avec l’emploi des phytos et sécurité au chai près des cuves notamment).

La norme Iso 14 001 concerne surtout la consommation d’énergie et la gestion des déchets, et c’est une démarche d’amélioration continue de la performance environnementale. La certification HVE 3 est plus axée sur le respect de la biodiversité (haies, bosquets, mares) et elle s’accompagne d’obligations de résultat. Les référentiels viticoles pour ces deux certifications existent déjà, le travail à faire consistera à l’adapter aux particularités charentaises. L’objectif du syndicat est d’être certifié au printemps 2020. « Nous serons le premier syndicat à être certifié », a commenté le président du syndicat IGP, Thierry Jullion.

Dès maintenant un groupe de quinze entreprises adhérentes au syndicat s’est porté volontaire pour lancer cette démarche, le but étant après d’emmener la majorité des adhérents dans la démarche, a précisé Julie Fouassier, responsable technique. Ces quinze entreprises pilotes sont majoritairement des vignerons particuliers, le reste étant composé de coopératives et de négociants vinificateurs. Thierry Jullion est à la fois vigneron particulier et négociant vinificateur.

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Le président du syndicat IGP veut s’inscrire dans la tendance du mouvement Slow food « qui favorise la production de produits propres et qui privilégie la consommation locale ». Il croit beaucoup au développement des vins charentais, dont la production était inexistante avant 1982 (la région ne produisait du vin que pour la distillation du cognac jusqu’à cette date). La consommation, à 80 % locale (sur le littoral et en période estivale), absorbe la majeure de la production, qui est déficitaire. « Nous avons besoin de surfaces supplémentaires car la production est insuffisante », a-t-il déclaré.

Le président du syndicat IGP veut s’inscrire dans la tendance du mouvement Slow food