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Les Fermes Debout (ex NeoFarm) cherche à se financer auprès des citoyens sur Lita

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Le robot de désherbage des Fermes Debout réduit la pénibilité et permet d'augmenter la cadence. Crédits : © Les Fermes Debout

En lançant une campagne de financement participatif sur Lita, la société Les Fermes Debout (ex NeoFarm) veut embarquer les citoyens-consommateurs dans son modèle de fermes maraîchères bio à grande échelle, grâce à la robotique.   

Dans le prolongement du financement de 30 M€ obtenu cet été auprès de ses partenaires historiques et de nouveaux investisseurs, notamment Eurazeo et Ademe Investissement, NeoFarm vient de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme Lita. La société qui a changé d’identité il y a deux mois pour Les Fermes Debout, cherche 1 M€ en obligations, (ticket minimum de 300€, avec un coupon annuel de 9%). L’ensemble de ces fonds sert à financer sa première ferme à grande échelle (25 ha dont 10 ha sous serres) à Lisses, dans l’Essonne, qui doit ouvrir ses portes en mars prochain.

« Nos fermes sont des outils de territoire et de résilience alimentaire, du coup il y avait énormément de sens pour qu’elles soient aussi financées de manière participative par les citoyens. Cette somme va nous permettre d’être encore plus ambitieux sur la partie biodiversité et la vente directe à la ferme, avec un magasin plus grand. Mais cela va bien au-delà de la logique de financement. C’est aussi un test pour voir si les citoyens adhèrent à notre cause et ont envie d’y participer », explique Thibaut Millet-Taunay, CEO et confondateur.

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Si cette opération sur Lita rencontre le succès escompté, la société n’exclut pas d’ouvrir un financement citoyen pour le lancement de ses futurs fermes. Et Thibaut Millet-Taunay réfléchi également au principe d'un financement en fonds propres. « Une des clés du succès de notre transition alimentaire passent par les citoyens. Ils doivent être moteur dans les rayons des magasins évidement, mais cela sera plus puissant encore s’ils détiennent des parts d’une ferme. Notre mission à la base, c’est d’avoir repensé le métier de maraicher avec notre robot de production pour réduire la pénibilité. Mais après ? Pourquoi ne pas rendre ce métier encore plus universel, pas forcément dans le travail quotidien, mais dans la détention capitalistique ou l’investissement ? », s’interroge-t-il.

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La collecte sur Lita, qui a démarré le 5 février devrait dure 6 semaines. « Mais dès que la barre des 1 M€ sera atteinte, la campagne s’arrêtera », prévient le dirigeant. Lors de la pré-collecte, la plateforme avait reçu pour 1,2 M€ d’intentions d'investissement, témoignant d’un certain engouement.

Après les 3 fermes pilotes exploitées depuis 8 ans et la ferme « vitrine » à grande échelle dans l’Essonne, Les Fermes Debout projette de lancer 4 nouvelles fermes dès 2026, avec l’ambition d’en déployer 25 d’ici 2030, toutes équipées de sa technologie. Grâce à son modèle de production assez unique, la société qui travaille exclusivement en bio, veut se faire une place, dans le paysage français, entre le maraichage industriel souvent produit hors de nos frontières et le modèle de micro-ferme, certes vertueux, mais qui dont le volume ne permet pas d'approvisionner la grande distribution. « Chez Les Fermes Debout, nous nous battons pour produire du bio accessible, en produisant en plus grande quantité. Et plus le bio deviendra la norme, moins il coutera cher. C’est pour ça que nous voulons embarquer des consommateurs avec nous », termine Thibaut Millet-Taunay.