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Les groupements d’employeurs : une solution basée sur la confiance réciproque

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Une solution au problème de recrutement en viticulture est le recours au groupement d’employeurs. « J’embauche une équipe (de quatre salariés) que je cherche à responsabiliser. Les employeurs qui sont dans cet état d’esprit ont moins de problèmes de recrutement que d’autres », indique Pascale Croc, viticultrice en Charente-Maritime, élue à l’Union générale des viticulteurs pour l’AOC cognac. « Ce qui ressort, c’est que nous avons choisi d’investir dans une équipe durable et de sortir du “tout saisonniers” », annonce-t-elle d’entrée de jeu. Son groupement d’employeurs, « Cemes-Emploi », est un groupement de 135 agriculteurs adhérents de Charente et Charente-Maritime, qui engage quinze salariés, avec CDI à temps partagé entre des viticulteurs et des éleveurs de bovins allaitants ». Le groupement d’employeurs « n’est pas l’outil le plus fréquemment répandu », constate-t-elle. Le frein, c’est la posture « nous sommes des viticulteurs, pas des formateurs ». Et quand des employeurs ont formé des salariés, bien souvent ils le regrettent : « On forme, mais après ils s’en vont ». C’est pourquoi le groupement d’employeurs de Pascale Croc est « dans une vraie démarche d’investissement réciproque ». « Nous nous donnons les moyens de rendre les salariés contents de travailler avec nous, du débutant au travailleur confirmé », assure-t-elle. Cela nécessite de se former à travailler avec du personnel. Cette compétence suppose non seulement de savoir formuler une demande technique (« j’ai besoin d’un tractoriste, d’un tailleur de vigne, etc. ») mais aussi de remettre en centre la dimension humaine. Le groupement d’employeurs prend en compte beaucoup d’aspects de ressources humaines, « mais ce n’est pas lui qui donne la considération au salarié et qui dirige une équipe au quotidien ».

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« Nous avons choisi d’investir dans une équipe durable et de sortir du “tout saisonniers” »