Dans un récent rapport d’étude, le CTIFL (Centre technique interprofessionnel de la filière) souligne la diversité des situations en matière d’usage de l’énergie et la dépendance directe avec les produits et les métiers concernés. Si le coût moyen de l’énergie dans la production agricole est de l’ordre de 5 % d’après le RICA (Réseau d’information comptable agricole), pour la filière des fruits et légumes, la facture énergie varie de 4 % à 11 % des charges d’exploitation, respectivement les vergers d’une part et les maraîchers d’autre part. Le carburant pour faire tourner les engins agricoles pèse environ 60 % de la facture énergie pour toutes les exploitations de fruits et légumes à l’exception de celles en légume sous serre, où c’est le combustible qui représente 75 % de la facture énergétique.
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« Le type de culture et le mode de production, plus ou moins intensif, constituent bien des facteurs de variation des charges énergétiques des exploitations. La météo intervient de façon plus marginale pour les productions à l’exception des légumes sous serre », souligne le CTIFL. Selon l’étude, la sobriété peut passer par des changements culturaux : des espèces moins énergivores (conversion de la tomate vers la fraise), des variétés plus résilientes, des calendriers de production raccourcis, une extension des abris froids au détriment des abris chauffés… Mais sans mettre de côté pour autant la substitution énergétique des sources fossiles par le renouvelable : pour les besoins en chaleur de la filière (serre principalement mais aussi séchoir et salle de forçage) via les installations de biomasse, réseau de chaleur/chaleur fatale, géothermie et solaire thermique…