« La République en marche réitère son souhait que la transition écologique et solidaire soit centrale et prioritaire dans le plan de relance », a annoncé le parti de la majorité dans un communiqué du 28 avril. Un groupe de réflexion du parti, mené par les députés Bérangère Abba (Haute-Marne) et Jean-Charles Colas-Roy (Isère), a été chargé de donner corps à ce souhait, avec l’aide de plusieurs élus et membres de la société civile.
Le programme est aujourd’hui structuré autour de quatre objectifs : « sobriété, souveraineté, solidarité et soutenabilité ». « Sur ces quatre piliers-là, si on trouve notre équilibre, on aura tout gagné. Certains se demandent quel est l’ADN d’En marche : si nous arrivons à réconcilier économie et écologie, nous l’aurons trouvé », résume Bérangère Abba.
Dans ce vaste chantier, l’agriculture occupe une place centrale. Le parti présidentiel souhaite notamment « interroger nos habitudes de consommation », renforcer la souveraineté agricole à l’échelle nationale et européenne, et revoir la stratégie du secteur pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. « Cette crise est très proche de ce qu’on peut imaginer des conséquences du dérèglement climatique, et cela pose de véritables questions sur l’autonomie alimentaire », explique Bérangère Abba.
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Le travail sur le programme des marcheurs commence à peine, « mais il devra se traduire par des engagements fermes », défend Bérangère Abba. Les propositions seront d’abord soumises aux adhérents du parti, en vue de recueillir leurs contributions et d’être publiées fin juin. Juste à temps pour participer à la création du plan de reprise, annoncé par le ministre de l’Économie pour début septembre.
Le texte final s’appuiera également sur les propositions de la Convention citoyenne qui, dans la copie partielle envoyée au gouvernement pour alimenter le plan de relance, suggère une sortie des pesticides à l’horizon 2040. « C’est un débat qui n’est pas clos, mais l’idée n’est pas d’exiger des choses qui ne sont pas tenables », avance prudemment la députée.
Le parti présidentiel souhaite notamment « interroger nos habitudes de consommation »