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Malgré une activité en baisse, la Sica garde sa ligne

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Le groupement breton de producteurs de légumes et fleurs a vu son chiffre d’affaires reculer en 2024, mais poursuit ses efforts de diversification et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

À l’occasion de sa conférence de presse annuelle le 17 mars, la Sica Saint-Pol-de-Léon (légumes/fleurs) a indiqué que son chiffre d’affaires avait baissé de 2 % en 2024, à 230 M€. Il augmente toutefois en légumes (+5 %) malgré une baisse des volumes (-6 %), après une saison favorable à la production marquée toutefois par la tempête Ciara qui a touché particulièrement les choux. L’activité a surtout baissé en horticulture, à l’image du marché des jardins grevé par la météo. À l’inverse, le marché du paysage a été dynamique.

La conjoncture n’a pas fait dévier le groupement de ses orientations. La Sica a indiqué qu’elle allait « continuer à diversifier ses moyens de mise en marché ». Annoncée en 2022, la production de myrtilles via Prince de Bretagne atteint un potentiel de 20 tonnes pour la deuxième année de culture, rapporte la Sica. Et, pour son endiverie ouverte fin 2023, elle prévoit de poursuivre le développement de la culture d’endives. Par ailleurs, les légumiers bretons annoncent qu’ils travaillent sur des « solutions de mécanisation pour les exploitations » ; beaucoup de cultures maraîchères connaissent des impasses de traitement, notamment en herbicide (voir notre enquête sur le retour du désherbage manuel). La Sica indique qu’elle travaille aussi à « faciliter le recrutement » des saisonniers, avec la société FM Recrutement, et à « proposer des hébergements pour les saisonniers ». En 2023, le groupement s’était positionné sur l’achat d’un hôtel afin de loger les travailleurs saisonniers pendant les récoltes.

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GES en baisse d’ici 2028

La Sica a aussi indiqué que, dans le cadre de son « plan d’action climat », elle comptait réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 2 % d’ici 2028. Pour ce faire, le groupement breton annonce plusieurs actions : l'« amélioration de la précision des émissions de GES issues des productions agricoles », la « réduction de l’impact du transport amont en utilisant des modèles prédictifs de récolte et en optimisant le chargement des camions », l'« électrification de 100 % du parc de matériel roulant dans les stations et de 50 % des véhicules d’entreprise », ainsi que « l’amélioration de la sobriété énergétique de la Sica en installant une gestion technique centralisée (GTC) sur les principales lignes de conditionnement ». En 2024, la Sica avait réalisé un premier bilan carbone, aboutissant à des émissions totales de 188 295 t, soit 836 kgCO2 par k€ de chiffre d’affaires. Deux tiers (66 %) sont à mettre sur le compte des « intrants », et un peu moins d’un sixième (15 %) du fret.

20 tonnes de myrtille pour la deuxième campagne