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Maltivor ouvre son capital et passe à l’échelle supérieure

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Une fois transformée en farine, la drêche peut enrichir de nombreuses préparations. Crédits : © Maltivor

Le spécialiste de la valorisation des drêches de brasserie lance une levée de fonds sur une plateforme de financement participatif pour industrialiser sa production. 

La start-up de la région lyonnaise Maltivor lance une levée de fonds sur la plateforme de financement participatif Lita. Elle espère y récolter 400 000 euros pour augmenter sa production et procéder à des embauches. « Nous voulons passer de huit salariés aujourd’hui à 13 ou 14 fin 2026 », explique Laetitia Gutton, présidente et actionnaire de Maltivor, associée aux deux cofondatrices de la start-up depuis janvier 2024. Jusqu'au 31 mars 2025, particuliers comme entreprises peuvent investir dans Maltivor, qui ouvre à cette occasion 10% de son capital

Lire aussi : Maltivor travaille sur l'amélioration du process de séchage des drêches de brasserie

En plus du financement participatif sur la plateforme Lita, Maltivor fait aussi appel à des subventions de France 2030 et à d'autres fonds, comme la plateforme d’investissement Side Angels destinée aux business angels, pour boucler ce tour de table. Parmi les nouveaux arrivants se trouve Food Planet Ventures, un investisseur spécialisé agtech et foodtech. Son dirigeant et fondateur, Yves Schladenhaufen, a aussi intégré le conseil stratégique de Maltivor. « Nous voulons diversifier les points de vue et les expertises », confie Laetitia Gutton. La start-up espère lever un total d’environ 2 millions d’euros. Ces fonds lui serviront à acheter les machines nécessaires au passage à l’échelle industrielle

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Un deuxième tour de table prévu pour 2026 

Lancée en 2018 par Lola Bonnin et Gabrielle Hugon, Maltivor s’est positionnée sur le marché de la valorisation de la drêche de brasserie. Elle transforme ce coproduit du brassage de la bière en farine utilisable dans de multiples applications (boulangerie, pâtisserie, plats préparés...). « La farine de drêche présente l’avantage d’être très riche en fibres et en protéines, beaucoup plus que la farine de blé », assure la présidente de l’entreprise. « Cela en fait un ingrédient intéressant pour les industriels qui cherchent à modifier leurs recettes en tenant compte des valeurs nutritionnelles. » 

Lire aussi : Des protéines utiles extraites des drêches de brasserie 

La prochaine levée de fonds est déjà prévue pour l’été 2026. Il s’agira alors de « financer le solde des machines » et la mise en service de la nouvelle ligne de production industrielle pour atteindre les 1000 tonnes de farine produite par an, contre environ 100 tonnes actuellement. Pour atteindre son objectif de rentabilité en 2026, Laetitia Gutton compte sur « des volumes de production plus importants et de l’automatisation ».