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Menus végétariens : la justice désapprouve la mairie de Lyon

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Le tribunal administratif de Lyon a annulé le 23 mars la décision de la mairie de Lyon qui avait instauré des menus sans viande au printemps 2021, créant une polémique en pleine crise sanitaire du Covid-19. La municipalité écologiste avait expliqué vouloir simplifier le service afin de se conformer au nouveau protocole sanitaire de l’Éducation nationale, qui impliquait une plus grande distanciation entre élèves. Dans sa décision, le tribunal estime que l’état d’urgence sanitaire alors en vigueur ne prévoyait pas de « dérogations » à la réglementation sur les repas scolaires. De même, les « difficultés d’ordre organisationnel » évoquées par la mairie de Lyon « ne constituent pas (…) des circonstances exceptionnelles » qui justifieraient de déroger à cette réglementation. D’après un arrêté du 30 septembre 2011, les gestionnaires de cantines scolaires et universitaires sont tenus de proposer au moins quatre plats de viande rouge « au cours de 20 repas successifs ». Ce que n’a pas fait la mairie de Lyon, en servant uniquement des repas végétariens du 22 février au 2 avril 2021.

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Outre l’annulation de la décision, les juges ont condamné la municipalité à payer 2 000 euros de frais de justice aux plaignants (la FDSEA du Rhône et des parents d’élèves). Toutefois, « cette décision n’a aucune incidence sur les menus que la Ville de Lyon propose actuellement aux petits lyonnais », a réagi la ville, selon la Tribune de Lyon. La portée de ce jugement rendu sur le fond est plutôt d’ordre politique : il « vient clore la polémique déclenchée par le maire de Lyon », estime l’hebdomadaire. Et de rappeler que, « attaqué sur la forme, Grégory Doucet [avait gagné] le premier round au tribunal administratif en mars 2021 ».

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