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Minimiil veut aller plus loin dans le développement de boissons végétales fonctionnelles

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La boisson végétale fermentée mise au point par Minimiil se présente sous forme de shot à boire. Crédits : © Minimiil

La société Minimiil, qui a mis au point des boissons végétales fermentées uniques, cherche à lever des fonds pour poursuivre son développement.

Après un an et demi de développement, la société Minimiil a développé une toute nouvelle boisson végétale fermentée du même nom, comme alternative au yaourt à boire classique sur une base animale, avec un bénéfice pour le microbiote intestinal. La société a été cofondée à Clermont-Ferrand en octobre 2023 par Fabien Marret (ex-Pdg de Monbento), Olivier Gagneau, Annouk Voisin et Yumi Liberman. Pour mettre au point cette boisson « unique en son genre sur le marché français », selon Olivier Gagneau, responsable R&D, la société a travaillé sur un cahier des charges avec l’agence de nutritionnistes Nutrifizz « pour faire des choix stratégiques » et ensuite avec l’agence R&D Scinnov, « pour la formulation de notre recette ». 

Très attachés à la naturalité du produit à partir d’une recette contenant très peu d’ingrédients et sans conservateurs, les fondateurs de Minimiil, ont joué sur la fermentation et testé une dizaine de souches différentes de ferments, mais aussi des fibres, pour arriver au résultat escompté. « La base du produit est constituée de lait d’amande, auquel nous avons ajouté des ferments spécifiques et ensuite les nutriments d’intérêts et les fruits », explique Olivier Gagneau. Les quatre ferments sélectionnés par la société jouent un rôle spécifique dans le process de fabrication, l’un pour l’acidification, l’autre pour la conservation, et les deux derniers pour la stabilité et l’équilibre digestif et immunitaire. 

La start-up, qui n’a pas de laboratoire en interne, travaille également avec des partenaires extérieurs pour la partie fabrication. Actuellement, la capacité de production chez son partenaire industriel local atteint 120 000 bouteilles (60ml) par mois, « une montée à l’échelle qui nous permet de servir nos clients », précise le dirigeant. 

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Une levée de fonds en préparation

« Notre partenaire fabricant dispose de tous les équipements nécessaires dans lesquels nous avons dû investir pour pouvoir fabriquer la boisson que nous souhaitions, et qui repose sur un process de fermentation assez complexe », explique le responsable R&D. S’il n’était pas pertinent pour Minimiil d’avoir son propre outil lors de son lancement, elle envisage aujourd’hui de tout internaliser. « Il y a un intérêt à ce que nous ayons la main sur la production et la R&D, afin d’avoir plus de flexibilité et la maitrise de notre chaine de valeur de bout en bout, estime Olivier Gagneau. Un objectif que celui-ci fixe à l'horizon 2026. Nous sommes en train de développer d’autres recettes, ce qui va nous permettre d’avoir une profondeur de gamme plus importante, en réponse à une demande des distributeurs et de grossir plus vite. » 

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Pour accompagner ses projets, la société prévoit de lever des fonds. Autofinancée au départ, Minimiil a également reçu des prix et des subventions, puis bénéficié d’un prêt d’amorçage de Bpifrance à hauteur de 170 000 euros. Elle cherche aujourd’hui à lever 700 000 euros auprès de différents fonds, VC et Business angels « pour passer à l’étape suivante » souligne Olivier Gagneau. Une opération que la société compte boucler début 2026.

Cette boisson est vendue à l’unité (2,75€) ou par packs de 20 shots (54,90€) directement sur le site internet de Minimiil, mais également dans les épiceries fines, les boulangeries et tous les espaces bien-être, salles de sport et yoga par exemple…, mais pas en GMS pour le moment. La société table sur un chiffre d'affaires de 420 K€ en 2026 et de 1,5 M€ l'année suivante.