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Ministère de l’Agriculture : le Sénat propose de gonfler les dépenses

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Les sénateurs ont voté, le 15 décembre, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, dans une version nettement remaniée par la majorité sénatoriale (alliance droite-centristes). Après la partie « recettes » le 4 décembre, c’est la partie « dépenses », puis l’ensemble du texte qui ont été adoptés par 187 voix contre 109. L’Assemblée nationale n’ayant pas pu s’accorder sur ce texte, la copie des sénateurs sera la base des discussions en commission mixte paritaire (CMP). Selon l’AFP, la CMP doit réunir le 19 décembre sept députés et sept sénateurs chargés de trouver un accord. S’ils n’y parviennent pas, il faudra probablement poursuivre les débats budgétaires en janvier, et voter d’ici là une loi spéciale pour permettre la continuité de l’action de l’État.

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Concernant l’agriculture, le 12 décembre, les sénateurs de gauche et de droite se sont accordés pour adopter de nombreuses nouvelles dépenses dans les missions du ministère de l’Agriculture, toujours contre l’avis du gouvernement (qui a fait intégrer au budget ses récentes annonces pour la viticulture et les grandes cultures). À droite, les sénateurs ont fait adopter une majoration de 25 millions d’euros (M€) du fonds d’allègement des charges (Fac) pour la viticulture et les grandes cultures, après qu’un amendement du gouvernement l’avait déjà abondé de 10 M€. Ils ont aussi fait voter des fonds supplémentaires pour les Cuma, la vaccination contre l’influenza, la lutte contre le loup. Ils ont fait adopter la création d’un fonds d’indemnisation de 12 M€ contre le frelon asiatique, et de 30 M€ pour la noisette. La gauche n’était pas en reste, qui a fait rétablir les fonds dédiés au plan haies tels que prévus en 2022 (110 M€), augmenté les fonds dédiés à l’Area (agriculteurs en difficulté), aux plans alimentaires territoriaux (10 M€), au budget de l’Odeadom (outre-mer) et l’Inao (institut de la qualité). Enfin, un sénateur de la Réunion a fait adopter une augmentation de 8 M€ du soutien appelé RSA dédié à l’alimentation animale en outre-mer.

110 millions d’euros pour le plan haies