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MyEasyFarm lance un nouvel outil de suivi de la biomasse, MyEasyBiomass

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MyEasyCarbon permet de suivre l'évolution des pratiques des agriculteurs pour augmenter le stockage du carbone de leurs parcelles. Crédits : © MyEasyFarm

Le spécialiste des solutions numériques dédiées à l’agriculture durable MyEasyFarm vient de lancer MyEasyBiomass, son nouvel outil de suivi de la biomasse sur les exploitations agricoles. La start-up cherche à lever des fonds pour accroitre son développement.

Basée à Bezannes dans la Marne, MyEasyFarm vient de lancer MyEasyBiomass en partenariat avec le Centre d’études spatiales de la biosphère (CESBIO), une Unité Mixte de Recherche réunissant l’université de Toulouse, le CNRS, le CNES, l’IRD et l’Inrae et soutenu par Connect By CNES. Ce nouvel outil doit aider à améliorer la séquestration du carbone dans les sols agricoles en augmentant la biomasse restituée par les cultures intermédiaires. Pour cela, il réunit « une combinaison innovante de télédétection satellitaire et de modélisation agro-météorologique, grâce au modèle SAFYE-CO2 développé par le CESBIO et désormais intégré à la plateforme MyEasyFarm, grâce à un transfert de technologie », explique la start-up dans son communiqué du 3 juillet 2025.

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Toujours d’après la start-up, « SAFYE-CO2 permet d’estimer avec précision la biomasse des cultures et des cultures de couverture à haute résolution spatiale et temporelle, même dans des conditions complexes (stades variés, couverture nuageuse). Ces données numériques fiables remplacent les déclarations approximatives, améliorant ainsi la qualité des indicateurs dans les projets régénérateurs et bas carbone. » MyEasyBiomass vient ainsi compléter l’offre de la start-up en agriculture de précision (MyEasyFarm), en agriculture régénératrice (MyEasySpheres) et en agriculture bas carbone (MyEasyCarbon). 

Une présence internationale 

Grâce à ses partenariats avec des géants comme le français Cristal Union ou le brésilien Conectta Carbon, la plateforme de MyEasyFarm est utilisée par « plusieurs dizaines de milliers d’agriculteurs », selon François Thierart, Pdg et cofondateur de la start-up. « Notre plateforme  permet aux agriculteurs d’enregistrer leurs pratiques et leurs changements de pratiques année après année. À partir des données des agriculteurs, on est capables de calculer les indicateurs selon le cahier des charges des agroindustriels, pour montrer s’ils répondent bien aux engagements pris. » 

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Une levée de fonds à venir

Aujourd’hui, la start-up française réalise « plus de 50% » de son chiffre d’affaires à l’international, selon son Pdg, et elle compte des bureaux en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et une filiale au Brésil. Sélectionnée parmi la cohorte 2024 du programme européen EIT Food RisingFoodStars, MyEasyFarm a notamment pu bénéficier d’une aide pour s’implanter en Allemagne, où elle compte ouvrir une filiale cette année. 

Pour continuer à étendre son offre et sa présence à l’international, MyEasyFarm « cherche à lever des fonds d’ici la fin de 2025 via un financement de série A de 5 M€ pour notamment accélérer sur le développement de solutions d’IA », explique François Thierart. La start-up a levé plus de 2 M€ depuis 2022. Son autre objectif pour 2025 est « de commencer à être rentable d’ici la fin de l’année, pour ne pas forcément dépendre des levées de fonds », souligne ce dernier. 

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Du côté des innovations, la start-up investit aussi dans l’IA pour continuer à faciliter la saisie des données par les agriculteurs et fiabiliser ses mesures. « C’est fondamental à plusieurs titres, note François Thierart. Par exemple, pour analyser les données manquantes ou les incohérences. Si l’agriculteur saisit des tonnes à la place des quintaux, l’IA est capable de le détecter et de lui poser directement la question. En ayant une conversation avec l’agriculteur, l’IA va aussi être capable de reconnaître les produits phytosanitaires qu’il a utilisé, et dans quelles quantités pour faire directement le rapport. »