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Nüri cherche des fonds pour internaliser son pilote industriel

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L’égrené à base d’algues de Nüri peut être utilisé comme alternative aux protéines animales. Crédits : © Nüri

Après 2 ans de R&D, Nüri a lancé une nouvelle gamme végétale à base d’algues comme alternative aux protéines animales dans la restauration collective notamment. La société est en cours de levée de fonds.

La société Nüri (anciennement Le beau gueuleton) à fait du chemin depuis sa création par Pierre le Baut en 2020. Après les chips à base d’algues, qui a lui a permis de démarrer commercialement, la start-up a travaillé pendant 2 ans à la R&D pour développer des alternatives à la viande, toujours à base d’algues, à destination des industriels de l’agroalimentaire et de la restauration collective. « Les algues demandent beaucoup de R&D sur la fonctionnalité, notamment comment ne pas se servir d’additifs en utilisant uniquement des algues », nous indique Pierre le Baut. Nüri se présente comme la première société en Europe à être parvenue à recréer des textures d'analogues végétales complexes, avec les mêmes fibres que dans la viande (type suprême de poulet), sans additifs/conservateur/gluten, BIO et à coût compétitif. La société a des partenariats avec deux centres de recherche du CNRS.

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La nouvelle gamme de Nüri est commercialisée depuis la fin de l’année dernière. « Nous continuons à vendre nos chips, mais le marché ne nous attendait pas sur ce type de produit. En revanche, il existe une vraie traction commerciale sur la partie des alternatives végétales, notamment en restauration collective qui a de gros besoins sur des produits avec des caractéristiques telles que les nôtres », détaille Pierre le Baut.

La société qui continue de se sourcer en Bretagne « a commencé à travailler sur de nouvelle variétés d’algues plutôt de fond que de rives. Nous regardons ce que nous pouvons exploiter sur le marché, comme les laminaires par exemple, des algues qui soient à la fois cleans et pas trop chères. Nous avons une ambition de prix, pas uniquement pour la marge, mais pour avoir des produits à des tarifs abordables », explique le fondateur. 

Un prochain pilote industriel 

Après avoir obtenu un premier financement de 750 000 euros en 2023 pour sa R&D et son développement commercial, Nüri a lancé une nouvelle levée de fonds pour un montant total de 700 000 euros. La majorité de ses fonds est déjà sécurisée auprès de particuliers et de family office. Pour les 300 000 euros restants, la société a démarré une campagne de financement sur la plateforme myOptions (filiale du groupe Asteryos), le 11 juin 2025. À l’issue de cette opération qui devrait être bouclée en septembre, Pierre le Baut sera encore largement majoritaire au capital. 

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Ces fonds seront utilisés pour l’internalisation d’un outil pilote industriel pour les préséries, qui devrait être opérationnel en fin d’année. Dans un premier temps, Nüri a commencé par acheter des machines qu’il a placées chez des partenaires de production.

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La société s’est fixée pour objectif d’internaliser la production définitivement en 2027. En attendant, les équipes travaillent sur « une nouvelle gamme miracle », selon le fondateur, qui ne peut pas en dire plus. Une nouveauté qui devrait être dévoilée en fin d’année et sur laquelle Nüri a commencé à travailler avec des industriels en BtoB. « Ce projet nous a demandé beaucoup de temps et d’investissements, mais nous voyons qu’il répond à de très gros besoins de nos clients », conclu Pierre le Baud.