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Oberon Sciences cherche des fonds pour son Aerotape

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L’Aerotape raccourcit le temps entre la capture des particules et l’obtention des résultats par les agriculteurs. Crédits : © Oberon Sciences

La start-up grenobloise Oberon Sciences a développé un outil de détection des particules présentes dans l’air. Elle cherche des fonds pour déployer plus largement sa technologie brevetée utilisable en agriculture pour optimiser la protection des cultures. 

Lorsqu’il fonde Oberon Sciences en 2021, l’ancien chercheur du CNRS Benjamin Guinot veut avant tout permettre une détection précoce et efficace des pollens et particules présents dans l’air. Il a mis au point l’Aerotape, un capteur connecté breveté capable de détecter en temps réel les pollens, les poussières fines, les spores et les particules minérales présentes dans l’air. « L'air pompé par l’Aerotape est déposé sur un ruban adhésif, avec un piégeage instantané, explique le Pdg Benjamin Guinot. Un microscope et différents éclairages au niveau de la zone de dépôt permettent de prendre des photos qui sont ensuite analysées par une reconnaissance automatique basée sur une IA. L’IA transforme une image en une quantité de particules par type de particules. » 

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Contrairement à d’autres capteurs qui nécessitent de collecter et analyser les échantillons en laboratoire pour connaître les particules présentes dans l’air, l’Aerotape d’Oberon reconnaît les particules en temps réel. Autant de temps gagné pour l’agriculteur dans la détection des pathogènes pour protéger au mieux ses cultures. S'appuyant sur une technologie qu'il estime « pertinente », tout en restant prudent, Benjamin Guinot compte poursuivre « le chemin de la R&D avec nos clients pionniers ces prochains mois, pour aboutir à quelque chose de plus généralisable à partir de 2026/2027. » 

Objectif : lever 2,5 M€ 

Même si l’agriculture ne représente encore qu’une petite partie de son activité, elle est amenée à croître. Oberon cible des cultures comme la vigne, la pomme de terre et l’arboriculture. Pour financer sa R&D et aller sur des marchés à l’étranger, Oberon Sciences prépare une levée de fonds. Benjamin Guinot espère réunir 2,5 M€ d’ici le printemps 2026, grâce au soutien de fonds d’investissements, tout en ayant recours à de l’emprunt bancaire et à des subventions. « Cela devrait couvrir nos besoins pour 24 mois », glisse-t-il. 

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À plus long terme, Benjamin Guinot réfléchit à « élargir notre détection pour y inclure les insectes vecteurs de maladie comme la cicadelle avec la flavescence dorée. Notre instrument peut automatiser le piégeage de ces ravageurs pour détecter à l’avance le risque de contamination. » 

Un deuxième volet de l’activité d’Oberon, plus éprouvé, est la prévision de production grâce à la mesure de pollinisation en début de saison, pour avoir une idée des rendements. « Par exemple, le Comité Champagne fixe les quotas en fonction des prévisions de rendements. Depuis quatre ans, on leur apporte notre approche par imagerie, plus rapide et qui leur permet d’obtenir leurs projections de rendements. »