D’après les prévisions de récoltes du Medfel, arrêtées à la mi-mai et partagées le 20 mai lors d’un webinaire et sur le site du salon, la France, la Grèce, l’Espagne et l’Italie devraient produire ensemble environ 2,58 Mt de pêches et nectarines, soit une baisse de 6 % sur un an (+ 7 % par rapport à la moyenne 2019-2023), plus 625 776 t de pavies (-12 %, -13 %). La production française devrait résister, avec 232 418 t (0 %, + 19 %), dont 95 085 t en Languedoc-Roussillon, 35 447 t en Rhône-Alpes, 85 253 t en Paca ; auxquelles il faut ajouter 3 762 t de pavies (+ 2 %, -1 %).
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La récolte est aussi attendue stable en Italie, à 869 558 t, plus 51 788 t de pavies (-10 %, -22 %). La Grèce connaît la chute la plus importante, avec 338 000 t (-22 %, + 14 %), plus 268 900 t de pavies (-19 %, -25 %). Premier producteur européen avec 1,14 Mt, l’Espagne chute de 5 % (+ 8 % par rapport à la moyenne 2019-2023) ; idem en pavies (301 326 t, -5 %, + 5 %). Des chiffres qui ne tiennent pas totalement compte des violents épisodes de grêle survenus en Catalogne, Aragon et Murcie. Éric Hostalnou, chef de service Fruits et légumes à la chambre des Pyrénées-Orientales, a rappelé l’influence du gel important en Grèce ce printemps et, dans les trois autres pays, les conditions météo défavorables pendant la floraison. Au plan climatique, côté tricolore, Bruno Darnaud, président de l’AOP Pêches et nectarines de France, reste prudent : « Le potentiel de production est intégral, sauf si des accidents climatiques viennent perturber la récolte. » Il rappelle que la production française « s’est stabilisée depuis 4 ou 5 ans, grâce au niveau élevé des plantations dont le taux de renouvellement est proche de 8 % ». Avec une précocité « normale », le début de saison est espéré « aux alentours du 10 juin ».