Dans une lettre adressée au Premier ministre Michel Barnier le 9 octobre, l’Association nationale pomme poires (ANPP) estime qu’il est « urgent d’agir » afin de « rassurer » la filière, et affirme, pour ce faire, son soutien aux propositions du sénateur Laurent Duplomb. Pour rappel, d’ici la reprise de l’examen de la loi d’orientation agricole (LOA), annoncée par le gouvernement pour janvier, il demande notamment l’adoption d’une proposition de loi dédiée aux « entraves » (réautorisation de l’acétamipride, suppression de la séparation de la vente et du conseil…) qu’il prévoit décrire dans les prochaines semaines. Plus précisément, l’ANPP appelle à la sanctuarisation du dispositif Travailleur occasionnel demandeur d’emploi (TODE), qui permet une exonération de cotisations des employeurs du secteur agricole mais pourrait « être remis en cause » selon elle.
Parallèlement, l’association souhaite que M. Barnier donne « au politique et non à l’Anses » le pouvoir de revenir sur l’interdiction des néonicotinoïdes (NNI). « Cette année encore, de trop nombreux vergers ont eu à faire face à des attaques de pucerons causant des pertes de 10 à 30 % en fonction des vergers », s’alarme l’ANPP. Et d’ajouter que « partout ailleurs en Europe, nos concurrents disposent encore et jusqu’en 2034 de l’acétamipride en pulvérisation ».
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Enfin, l’ANPP demande que les engagements budgétaires de l’État prévus au Plan Souveraineté Fruits et Légumes soient honorés. Une revendication qui intervient alors que les appels à projets portés par France AgriMer et financés dans le cadre de la Transition écologique aurait « fait les frais des mesures de restriction budgétaire ». « Aujourd’hui, les enveloppes, gelées de 30 %, ne suffisent ni à accompagner les projets de plantation avec des variétés naturellement résistantes aux maladies et ravageurs, ni les équipements de protection contre les aléas gel et grêle en particulier », alerte l’association.