Un collectif regroupant des entreprises majeures de la filière française du poulet a annoncé le 9 septembre le lancement d’un label baptisé « Bien-être animal, filière agricole engagée », basé sur un cahier des charges très proche de l’European Chicken Commitment (ECC). La démarche regroupe des majors de l’amont (LDC, Eureden, Le Gouessant, Sanders…), ainsi que des transformateurs (Daunat, DS Restauration…), des grossistes professionnels (Metro, Le Saint, Transgourmet…) ou encore des experts du bien-être animal (Itavi…). Pour son lancement, le collectif rassemble « près de 80 signataires et plus de 1 300 éleveurs » ; il sera « bientôt » élargi à la distribution (GMS, grandes surfaces spécialisées, restauration collective, métiers de bouche).
Réservé aux poulets « 100 % français », ce nouveau label vise à « apporter de la transparence sur les conditions d’élevage » et à « valoriser les engagements des acteurs » en matière de bien-être animal, d’après un communiqué. Il s’inscrit « dans le cadre de la démarche de responsabilité sociétale de l’interprofession française de la volaille (Anvol) », lancée en avril. Parmi les 26 points du cahier des charges, cinq sont mis en avant : 10 % d’espace en plus par rapport au minimum réglementaire ; lumière naturelle ; enrichissement des poulaillers ; « exigences sanitaires contrôlées » ; « formation continue des éleveurs et du personnel ». Des critères très proches de l’ECC (élaboré et promu par des ONG de protection animale), qui impose aussi l’utilisation de souches à croissance moins rapide.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
À la différence de l’Étiquette Bien-être animal, qui permet de comparer des produits, le label « Filière agricole engagée » ne comprend qu’un seul niveau. Il sera « apposé progressivement dès mi-septembre », et son lancement sera « accompagné d’une campagne de communication multicanale ».
YG