La recherche de la peste porcine africaine (PPA) dans la faune sauvage est renforcée près de la frontière franco-allemande. Le ministère a établi en début de semaine le niveau 2B du réseau de surveillance de la santé de la faune sauvage Sagir dans les départements du Bas-Rhin et de la Moselle. La FDSEA de Moselle en avait averti Agra le 13 septembre, et le 16 septembre, la directrice de l’ANSP (Association nationale sanitaire porcine), Mylène Petit, avait expliqué que tous les sangliers trouvés morts dans les deux départements concernés entre la frontière allemande et l’autoroute A4, feraient systématiquement l’objet d’une recherche de PPA en laboratoire, tandis que davantage d’observateurs seraient sur le terrain. Mylène Petit précisait que le niveau de surveillance était déjà 2B dans le Sud-Est à proximité de la frontière italienne (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes) depuis janvier 2022.
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Le ministère affirme que ses services sont en relation avec les représentants des chasseurs « pour atteindre une régulation optimale des sangliers à la frontière avec l’Allemagne, comme cela est fait en région Paca ». Dans son communiqué du 17 septembre, il rappelle que la PPA est présente dans plus de la moitié des pays de l’Union européenne. Et que « la France, jusque-là épargnée, reste très fortement exposée à un risque d’introduction de la maladie, par des viandes et produits à base de porcs de pays infectés, ou l’arrivée de sangliers sauvages infectés ». La FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) avait réclamé le 11 septembre une surveillance accrue, ainsi que la mise en place d'une «zone blanche de part et d’autre de la frontière franco-allemande à l’ouest du Rhin, dans laquelle tous les sangliers devront être éliminés».