L’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) a publié un rapport sur les protéines, le 11 juin, dans lequel il formule dix recommandations. Sur les légumineuses, les « efforts de recherche variétale » sont jugés « indispensables ». En matière de production d’insectes : il ne faut pas « abandonner », « en dépit du modèle économique encore très fragile de cette filière ». Sur les protéines alternatives en général, il faudrait « favoriser [cet] écosystème », car les technologies sont porteuses d’avenir « sur des marchés de niche ou des marchés extérieurs, sur lesquels la France doit se positionner, en vue d’un retour sur les investissements consentis pour l’émergence de nombreuses start-up ». Autre conseil : « Poursuivre la recherche sur la culture cellulaire ». Du côté des cantines scolaires, « l’expérience des menus végétariens doit être poursuivie ». Les parlementaires suggèrent aussi de « fixer un objectif d’autonomie protéique de l’élevage à l’échelle européenne », et de « tirer les leçons de la faible efficacité des plans protéines successifs » en France. Pour autant, « la consommation de viande ne doit pas être diabolisée car elle a ses vertus, notamment en termes d’apports protéiques, et reste un pilier de la gastronomie ».
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Les auteurs insistent en introduction sur le fait que « la consommation de protéines dans les pays développés excède largement les besoins ». Dans le cas de la France, « on consomme 1,4 g/kg de poids corporel de protéines » par jour, « soit presque deux fois la recommandation nutritionnelle ». Les « deux tiers » de cet apport sont des protéines animales, « un tiers » est végétal, quand l’idéal serait « 50/50 ». Il y a bien sûr de grandes disparités selon les individus, par exemple les hommes consomment « nettement plus de protéines que les femmes », mais « 85 % de la population consomme une quantité supérieure à l’apport nutritionnel recommandé ».