Abonné

Réchauffement : risque accru de gel tardif en viticulture et arboriculture

- - 2 min

Les viticulteurs et les arboriculteurs le savaient empiriquement, mais les chercheurs viennent le confirmer : le réchauffement climatique accentue le risque de gel tardif en viticulture et arboriculture. C’est ce qu’ont montré deux chercheurs français du World Weather Attribution (programme d’étude sur les effets possibles du changement climatique), Robert Vautard (CNRS) et Nicolas Viovy (CEA), dans un rapport publié le 15 juin. Leurs conclusions : la probabilité que se reproduisent des événements comme le gel d’avril, qui a dévasté les vergers et les vignobles, s’accentuera si la température globale continue de monter. Et cela non pas parce que le gel sera plus intense, mais parce que la végétation aura démarré plus tôt.

Le changement climatique rend aussi les épisodes de grand froid moins probables. Les chercheurs estiment qu’alors que de tels épisodes se produisaient une fois tous les dix ans avant le changement climatique, ils ont maintenant « une période de retour d’environ 160 ans ». En clair, le réchauffement rend le gel moins intense et moins fréquent, mais plus meurtrier.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

changement climatique
Suivi
Suivre

Déjà, le changement climatique a « augmenté d’environ 60 % la probabilité que ce type d’événement survienne en période de bourgeonnement ». Et maintenant, « une élévation de deux degrés de la température globale par rapport à l’ère pré-industrielle, (soit le haut de la fourchette de réchauffement défini par l’accord de Paris) entraînerait une hausse de 40 % de la probabilité de voir ce genre d’événement se reproduire », a ajouté Robert Vautard, qui est par ailleurs auteur principal d’un chapitre du prochain rapport du Giec.

Le gel est moins intense et moins fréquent, mais plus meurtrier