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Start-up : le Fonds national d’amorçage soutenu par quelques licornes

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Le Fonds national d’amorçage (FNA) créé il y a dix ans pour aider à la formation d’un écosystème français de start-up innovantes, est aujourd’hui financièrement soutenu par une poignée de licornes, a indiqué Bpifrance le 7 septembre. Au total depuis 2011, 1,1 Mrd€ a été mobilisé par le programme investissement d’avenir, dont la gestion a été confiée à la banque publique, au titre du FNA. Sur cette somme, 750 M€ ont été décaissés.

Sur 600 entreprises investies, 110 sont sorties du dispositif. Parmi ces dernières, 60 % avaient une valorisation inférieure à l’argent qui y avait été placé, et 40 % ont été liquidées, ce qui montre qu’il s’agit d’investissements risqués.

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Dans son ensemble, le dispositif est loin d’être déficitaire puisque la valorisation actuelle du portefeuille du FNA est supérieure de 90 % à l’argent qui y a été injecté. En outre, les deux tiers des 37 fonds souscrits par le FNA ont rapporté de l’argent à leurs investisseurs. « Il suffit d’avoir une demi-douzaine de licornes (start-up dont la valorisation dépasse le milliard de dollars, ndlr) pour redresser massivement la performance globale » du système, a expliqué le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq, lors d’une conférence de presse.

À noter que 345 des projets soutenus, soit 60 % du total, sont des innovations de rupture (deeptech), dans des secteurs aussi variés que la cybersécurité, les biotechnologies pharmaceutiques ou industrielles, la médecine (medtech), l’agriculture et l’alimentation (foodtech) ou encore les équipements informatiques (hardware).