L’entreprise marseillaise, spécialiste des ingrédients pour la parfumerie, se donne les moyens de se développer dans l’agroalimentaire. Pour cela, elle vient d’acquérir la branche arômes d’Elixens et son site de production de Saint-Ouen l’Aumône où elle va investir 1,5 million d’euros.
L’industriel TechnicoFlor, basé à Allauch (Bouches-du-Rhône), met résolument le cap vers l’agroalimentaire. Le 6 juin, l’entreprise fondée en 1982 et pilotée par François-Patrick Sabater, annonçait l’acquisition de la branche arômes du groupe Elixens, et de son site de production de la région parisienne, situé dans le Val-d’Oise. « L’acquisition de la branche arômes d’Elixens, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros en 2016, nous permet de gagner dix ans dans la conquête de ce marché », explique Patrice Rouan, directeur général de TechnicoFlor. Ce marché représentait jusqu’alors pour l’entreprise une petite activité réalisant des ventes annuelles de 500 000 euros, sur un chiffre d’affaires total de 50 millions d’euros.
Sur ce site de la région parisienne, TechnicoFlor prévoit d’investir 1,5 million d’euros au cours des deux prochaines années, pour le rénover et l’équiper de nouveaux matériels dont un automate pour l’échantillonnage. Le site produit « des arômes naturels et naturels identiques, sous forme liquide, poudre et atomisée, pour l’industrie agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et la nutrition animale », explique l’acquéreur. Il va occuper un rôle important dans le groupe en devenant le seul site de production d’arômes de TechnicoFlor. Les investissements vont permettre de développer les produits plus vite, et de réduire les délais de livraison des clients.
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En mettant la main sur cette activité, TechnicoFlor compte aussi faire renaître la marque Fontarome, acquise avec le site mais qui était abandonnée depuis une dizaine d’années. « La marque est connue des professionnels et nous allons la relancer », explique Patrice Rouan. Convaincu du potentiel de sa nouvelle marque dans les arômes pour l’agroalimentaire, l’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de plus de 5 millions d’euros pour 2017, puis une progression de 15 % par an pendant les trois prochaines années. Sur le marché français, la marque va donc revenir en force et, à l’international, elle va s’appuyer sur le réseau commercial de sa maison mère, très tournée vers l’étranger.
TechnicoFlor possède déjà des sites de production pour la parfumerie en Chine (où il a repris l’activité d’Elixens), aux États-Unis et en Indonésie (en co-entreprise), et réalise 70 % de son activité dans 60 pays. Il investit régulièrement sur son site français : en mars, il annonçait 10 millions d’euros de dépense à Allauch (Agra Alimentation du 9 mars 2017), où la production va passer de 900 tonnes de composés parfumés par an à 1 600 tonnes à partir du début de 2019. Les opérations de croissance externe sont d’actualité car elles permettent à l’entreprise d’aller beaucoup plus vite qu’en créant un site de production. « Si des opportunités se présentent sur des grands marchés comme l’Inde et le Brésil, où nous ne sommes pas présents, nous ferons des acquisitions à la mesure de nos moyens », prévoit Patrice Rouan.