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Maraîchage Une profession qui se mécanise et s’informatise

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La profession de maraîcher se mécanise et s’informatise, elle passe du plein champ à la serre pour la culture des tomates et des fraises, et elle délaisse les tunnels non chauffés, indique une étude d’Agreste, la publication du Service central des enquêtes et études statistiques du ministère de l’Agriculture.

Une majorité de cultures sont réalisées en plein champ. De nombreuses espèces de légumes sont intégralement produits de cette manière : petits pois, maïs doux, chou-fleur, haricots verts, racine d’endive, oignon, épinard.

Mais pour la culture du melon, des tomates et des fraises, le plein champ a reculé de 1996 à 2005, selon une étude publiée par Agreste le 5 janvier.

Du plein champ à la serre

Depuis 1996, les principales modification des modes de culture concernent la fraise, la tomate et la carotte.

Une partie des producteurs de fraises délaissent les abris bas (on distingue les abris bas des abris hauts que sont les tunnels et les serres, où l’on peut se tenir debout) pour la culture sous tunnels ou sous serres. D’autres se mettent au hors sol : la plus grande précocité de leur récolte évite le téléscopage avec les fraises d’importation d’Espagne ; elle leur garantit les prix plus rémunérateurs des débuts de campagne, indique Agreste. Près de 15% des fraises sont cultivées en hors sol.

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Les producteurs de tomates ont tendance à opter pour la culture en grappes, dont 85% sont produits en hors sol. « Ce mode de culture concerne aussi maintenant près de 30% des superficies des autres tomates destinées au marché du frais. Il remplace partiellement les cultures traditionnelles de plein champ », commente l’étude.

Quant aux cultures de carottes, elles se mécanisent. Par rapport à 1996, la carte des producteurs de tomates s’est déplacée du Sud-Est vers la Bretagne. Par contre le bassin de production de carottes est passé de la Manche et du pays nantais à la région landaise.

Encore une faible part de la lutte biologique

Par ailleurs, en 2005, un quart des surfaces des serres et tunnels étaient désormais chauffées, le plus souvent au gaz de ville ou au fioul, produits qui deviennent chers. Mais la gestion informatisée se répand, pour réguler les paramètres de température, hygrométrie, d’eau, de teneur en CO2, qui permettent d’augmenter significativement la productivité.

L’étude constate par ailleurs que le maraîchage de ceintures vertes tend à perdre de l’importance, ainsi que la vente directe. Autres caractéristiques de la profession : une main d’œuvre insuffisante chez les serristes, le développement des techniques mécaniques de lutte contre les mauvaises herbes (par le paillage plastique), une faible part de la lutte biologique et à peine la moitié des légumiers qui se protège pendant les traitements phytosanitaires.