La vendange 2020 se profile avec un bon niveau qualitatif, estime Jérôme Despey, président du conseil viticole de FranceAgriMer, se refusant en revanche à se prononcer sur la quantité de la production du millésime. « Les années de sécheresse donnent en général de bons vins. Et cette année, on n’a pas noté de phénomène de canicule, qui bloque la végétation et altère la qualité aromatique des vins. » Les premières vendanges ayant commencé il y a deux semaines, « nous avons un peu de recul qui permet de dire que la qualité du vin de 2020 sera d’un bon niveau ».
L’association des œnologues de France indique dans un communiqué publié le 25 août que les fortes chaleurs de la première quinzaine d’août « ont accéléré la maturation ». Si elles « ont également fait craindre aux acteurs de la filière une baisse qualitative de la récolte, la qualité est au rendez-vous ». Les cas de blocage de la végétation, dans lesquels la vigne se met à pomper l’eau des grappes pour survivre, « sont rares cette année », explique André Ferret, président des œnologues du Languedoc-Roussillon. « Les premiers jus rentrés (blancs et rosés) sont très aromatiques », selon l’association des œnologues. « Je partage l’analyse des œnologues », a déclaré Jérôme Despey.
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Concernant le volume de la vendange, que le service de statistique du ministère de l’Agriculture situait début août entre 44,7 et 45,7 millions d’hectolitres, soit un niveau supérieur de 6 % à 8 % à celui de 2019, André Ferret estime qu’il sera probablement plus bas que ces montants annoncés, en raison de la sécheresse, qui concentre le jus. Pour Jérôme Despey, « les niveaux de vendange flirtent depuis quelques années autour de la moyenne quinquennale ».
Les années de sécheresse donnent en général de bons vins