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Vin : 28 000 hectares à arracher dans le cadre du nouveau plan d’aide

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L’État a reçu quelque 5 800 demandes pour arracher environ 28 000 ha de vignes, dans le cadre du nouveau plan d’aide à la viticulture en crise, a indiqué le président du conseil Vin de FranceAgriMer le 11 mars, date limite de dépôt. Une « grande majorité » des 5 824 dossiers sont venus du Sud-Ouest et d’Occitanie (Gironde, Aude, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales, Gers) et concernent des cépages de vin rouge, a indiqué Jérôme Despey à l’AFP. Quelque 37 % de ces 27 929 ha portent sur un arrachage total, avec cessation d’activité des viticulteurs, et 63 % un arrachage partiel (sur des vignes d’au moins dix ans) pour permettre de réorienter l’activité viticole, selon des chiffres provisoires. Une enveloppe de 130 M€ avait été annoncée fin 2025 par le gouvernement pour soutenir ce nouveau plan, à raison de 4 000 €/ha.

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Le budget ne devrait donc pas être dépassé, souligne M. Despey, relevant que les réponses correspondent à peu près à ce qui avait été anticipé. « Il y a une partie des vignerons qui, sur un plan économique, n’en pouvait plus. Ce sont ceux qui arrachent la totalité de leur exploitation et abandonnent l’activité, ce qui est un crève-cœur, c’est un accompagnement pour sortir du métier », souligne-t-il. « Et puis le point positif, c’est qu’il y en a près de 63 % qui arrachent des vignes qui ne sont pas adaptées à un marché, pour permettre de continuer l’activité. » Les viticulteurs auront jusqu’au 31 décembre pour l’arrachage. Le secteur connaît une crise structurelle liée notamment au réchauffement climatique et à de nouvelles préférences des consommateurs. À Bruxelles, États et eurodéputés ont approuvé un plan de soutien à la filière viti-vinicole prévoyant notamment plus de flexibilité pour l’arrachage des vignes. En France, le précédent plan d’arrachage datait de 2024 et avait représenté 110 M€.

Des dossiers en « grande majorité » du Sud-Ouest et Occitanie