Abonné

Vin : dans le Gard, les caves coops réclament des aides à l’arrachage

- - 2 min

Le Comité territorial gardois des vignerons coopérateurs d’Occitanie a réclamé le 10 janvier des aides à l’arrachage de vignes. « Il doit être mis en place dans les plus brefs délais une mesure d’arrachage définitif à caractère social », d’après un communiqué du 23 janvier, co-signé par la FDSEA, les Jeunes agriculteurs du Gard, la fédération gardoise des vins IGP, le syndicat des vignerons des côtes-du-rhône. Cette annonce intervient après une réunion de la fédération, en présence de plus de 70 dirigeants, groupant 42 caves coopératives (1,574 Mhl) soit plus de la moitié de la production du département. Leur constat : les stocks sont « au plus haut, surtout en vin rouge, malgré de faibles récoltes régulières » et les trésoreries ont « fondu ». Des mesures structurelles sont réclamées, sous forme d’arrachage définitif. L’objectif est à la fois de permettre « une sortie digne à nos aînés » et, concernant les plus jeunes, « recalibrer leur exploitation afin de repartir sur des bases saines de gestion et leur éviter la faillite ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La fédération des caves coops du Gard plaide en faveur d’une aide à l’arrachage d’au minimum 6 500 €/ha, soit un montant proche des 6 000 €/ha accordés par l’État et le CIVB (interprofession) dans le vignoble bordelais. En parallèle, des mesures conjoncturelles sont réclamées « pour éviter l’effondrement des marchés ». Il s’agit d’une part de soutenir les trésoreries. « Près de la moitié des caves coopératives jugent qu’elles seront en grande difficulté sous 2 à 3 mois pour financer la récolte à leurs adhérents », selon le communiqué. D’autre part, la fédération appelle à « trouver une solution rapide pour enlever du marché les volumes des récoltes 2023 et 2024 qui pâtissent de la situation de crise actuelle », les acheteurs pouvant s’en servir comme « moyen de pression ».

Permettre « une sortie digne à nos aînés »