La région Occitanie a dévoilé le 18 décembre de nouvelles mesures de soutien à la vitiviniculture, autour d’« une stratégie d’adaptation à l’évolution des marchés et au changement climatique » dotée de 5 M€ jusqu’en 2026. Ce « contrat de filière », issu d’une concertation menée par la chambre d’agriculture, vise « trois défis », selon la présidente Carole Delga : l’utilisation des ressources en eau, l’adaptation des modes de production, la conquête de nouveaux marchés. Il s’ajoute aux 10 M€/an de soutien au secteur.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’innovation constitue le pilier des quinze nouvelles mesures, a souligné en conférence de presse le vice-président Jean-Louis Cazaubon. Une d’entre elles consiste à proposer « les variétés de demain », en s’appuyant sur des essais de micro-vinifications. L’adaptation des modes de production passe par l’intelligence artificielle, avec des outils d’aide à la décision sur l’adaptation au changement climatique : 4 coopératives pilotes et 45 viticulteurs doivent s’impliquer, à partir d’une expérience menée en Grèce. Une mesure concerne la résilience des sols, avec une plateforme interactive regroupant les informations et les partenaires pour faciliter l’apport de matière organique (déchets verts, effluents d’élevage et de distilleries). Dans ce cadre, « au moins trois filières locales d’approvisionnement local » sont projetées en complément. Afin de conquérir des marchés, le contrat de filière prévoit de conjuguer la collecte de données et les capacités d’analyses interprofessionnelles. L’idée est de créer des outils de pilotage de la filière en identifiant, sur la France et l’export, les types de vin correspondant aux attentes de chaque catégorie de consommateurs. Une autre mesure phare consiste à créer des filières de valorisation de tous les produits et coproduits de la vigne.