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Vin : l’IGP des Bouches du Rhône justifie son appellation

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À la suite du recours engagé par le syndicat de l’AOC côtes-du-Rhône au Conseil d’État contre l’IGP Bouches-du-Rhône (IGP : Indication géographique protégée), cette dernière justifie son appellation. Rappel des faits : le syndicat de l’AOC côtes-du-Rhône estime que l’IGP Bouches du Rhône risque de détourner la notoriété de l’AOC en entraînant une confusion, le nom géographique de l’IGP devenant « identique à un mot près » à celui de l’AOC. Face à cette action, Thierry Icard, président du syndicat des IGP viticoles des Bouches-du-Rhône, considère que « la réalité des choses est tout autre » : « Il n’y a eu aucune démarche de la part de l’IGP Bouches du Rhône tendant à encourager une quelconque confusion ». Les vins de pays des Bouches du Rhône « existent depuis 1968 » et la production « a été ininterrompue depuis ». La réforme européenne de l’OCM en 2008 a fait passer les vins de pays en IGP. Dès lors, les textes européens prévoient que la mention « vin de pays » devient facultative et que la mention « indication géographique protégée » devient obligatoire. « C’est le seul changement qui peut être noté sur la présentation des produits et qui est donc l’application de la règle communautaire », explique-t-il. Si certains embouteilleurs jouent cette confusion, « nous le condamnons fermement », mais l’IGP qui existe depuis plus de 50 ans « ne doit pas être remise en cause sans qu’une solution entre vignerons n’ait été trouvée », conclut-il.

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