Face aux réticences sur le tunnel de prix dans le projet de loi d’urgence agricole, la Cnaoc a prôné le 31 mars « une approche collective ». La « priorité absolue » doit être « la sécurisation du revenu de l’ensemble des opérateurs, tout en préservant les équilibres de marché », d’après son communiqué. Le 20 mars, l’UMvin (négoce) s’était opposée le 20 mars à des « prix planchers sous la forme de tunnels de prix adossés aux seuls coûts de production ». La Cnaoc, pour qui « la sortie de crise ne peut reposer ni sur le statu quo ni sur des oppositions simplistes », propose donc une méthode. Elle comprend trois axes : les coûts de production et indicateurs de marchés doivent « être travaillés de concert » ; la boîte à outils doit « s’appliquer à l’ensemble des opérateurs » ; « le cadre interprofessionnel ne doit pas être fragilisé mais bien renforcé ». Favorable à des prix d’orientation, la Cnaoc annonce « une première expérimentation qui verra le jour sur le côtes-du-rhône rouge dès la campagne 2026 ». Côté Bordelais, « nous y travaillons », avait déclaré le 24 mars Bernard Farges, président du CIVB (interprofession). Mais en vue d’un tel dispositif, « il faut encadrer tous les opérateurs », non seulement via les contrats amont (viticulteur/négoce) mais aussi aval (vignerons indépendants, coops/GMS), selon lui.
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