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Volaille : prêt de la Berd au groupe ukrainien qui serait à l’origine d’exportations litigieuses dans l’UE

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L’association européenne du secteur de la volaille (AVEC) a fait part de son « étonnement » après l’annonce par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) d’un prêt de 100 millions € pour l’acquisition du producteur slovène Perutnina par le groupe ukrainien MHP. C’est en effet ce dernier, selon l’AVEC, qui a profité de l’accord de libre-échange avec l’UE pour exporter vers celle-ci en franchise et sans limite quantitative un nouveau type de morceau de viande de poulet vendu ensuite, après une transformation minimale, comme poitrine, alors que cette dernière découpe est soumise à un contingent tarifaire d’importation (1).

La BERD précise que l’opération pour laquelle elle octroie le prêt « appuiera la stratégie de MHP visant à étendre ses activités dans l’UE et dans d’autres pays dans le but de devenir un producteur multinational ».

Bruxelles négocie avec Kiev

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Le Conseil de l’UE a autorisé en janvier la Commission européenne à négocier avec l’Ukraine une solution pour mettre fin à l’augmentation rapide des importations en provenance de ce pays de cette atypique découpe de poulet, à savoir une « poitrine traditionnelle à laquelle sont restés attachés les os (humérus) des ailes ». La solution envisagée par Bruxelles consiste à intégrer les deux lignes tarifaires utilisées jusqu’à maintenant pour commercialiser librement le morceau de viande litigieux dans le contingent tarifaire d’importation pour les morceaux traditionnels de poitrine de volaille prévu par l’accord (17 600 tonnes portées à 20 000 t en 2021). Et, en compensation, revoir à la hausse la taille de ce contingent en prenant en considération le volume des importations dans l’UE de viande de volaille ukrainienne sous les deux lignes tarifaires en cause entre juillet 2017 et juin 2018 ainsi que « l’augmentation probable du commerce ».

Les importations au titre de ces lignes tarifaires dépassant le contingent seraient soumises au droit de douane normal (100,8 €/100 kg). 

(1) Voir n° 3676 du 21/01/19