Découragée par les oppositions à l’installation de deux élevages de volaille standard de 4 800 m2, la coopérative Vivadour ne propose plus que des élevages complémentaires dans des bâtiments de 1 300 m2, sans pour autant épargner aux éleveurs des problèmes de voisinage. Delphin Guillaumey, directeur des productions avicoles de Vivadour, témoigne : « On sort de huit ans de procédures pour un élevage de 4 800 m2 (le 2e de ce type pour la coopérative, NDLR). On s’en tient maintenant aux autorisations sur déclaration simple. » Vivadour a aidé à remplacer l’an dernier 1 000 m2 de bâtiments vétustes par un bâtiment moderne de 1 300 m2, près de l’abattoir Fermiers du Gers de Condom (Fermiers du Sud-Ouest). Trois autres sont en cours et un quatrième sera programmé d’ici à la fin de l’année, l’objectif étant de développer 10 000 m2. Des implantations très réfléchies. Delphin Guillaumey explique que ses services recherchent le meilleur compromis entre l’éloignement des riverains, la facilité d’accès pour l’éleveur, la proximité du réseau électrique pour son alimentation, etc. « On étudie les risques de bruits et d’odeurs, même si le curage est ponctuel ; on installe des haies pour masquer le bâtiment et éviter les nuisances », précise-t-il. « Nous avons de très bonnes relations avec la préfecture, les organisations et syndicats agricoles du département. Il y a un consensus sur les besoins de produire du poulet standard local. »
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Dans la même veine, Terrena s’est lancé dans la construction de réserves d’eau inviduelles de petite taille, las d’attendre la construction de retenues d’eau collectives, qui font face à une fronde sociétale. Lors de son assemblée générale le 30 mai, la coopérative a annoncé le lancement d’un projet pilote d’accompagnement de quinze adhérents producteurs de semences, dans la Vienne.