Alors que la récolte 2023 d'ail français s’annonce bonne en qualité mais avec peu de gros calibres, l’Aniail (interprofession ail) a expliqué, dans un communiqué le 6 septembre, que la filière cherchait les moyens de valoriser les produits de catégorie 2. En l’absence de conditions climatiques extrêmes pendant le cycle végétatif, les producteurs s’attendaient à une année prometteuse. Malheureusement, les fortes pluies de juin sont venues perturber la récolte, même si le tonnage est reconduit (entre 19 000 et 20 000 tonnes). Résultat : une prédominance de calibres moyens des bulbes, en ail violet, rose ou blanc. Les producteurs ont noté des lots hétérogènes au niveau de la coloration. Sur l’ail blanc et violet, un pourcentage de bulbes éclatés sera déclassé entraînant des pertes de rendement entre 10 et 15%. Pour la filière, la situation s’avère compliquée face aux exigences de la GMS, principal canal de distribution demandant un produit «premium » (cat.1), qui ne permettront pas de valoriser 100% de la production. Pour cela, il serait nécessaire pour les producteurs et metteurs en marché de commercialiser la catégorie 2 (30 à 40% des volumes), dont le prix est cependant quatre fois inférieur à celui de la catégorie 1. «Elargir l’offre avec un ail second choix serait par ailleurs une réponse anti-inflation et anti-gaspillage», plaide l’Aniail.
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