Par un décret présidentiel publié au journal officiel le 8 juillet, le gouvernement de Javier Milei a réformé l’institut national de technologie agricole (Inta) et supprimé trois autres organismes publics agricoles : l’institut national des semences, l’institut national de l’agriculture familiale, paysanne et indigène, et l’agence de régulation de l’industrie du chanvre et du cannabis médical. Un staff « surdimensionné » et une action « trop axée sur l’agriculture paysanne et la production bio » sont les motifs invoqués par le gouvernement pour cette réforme de l’Inta qui lui fait perdre son autonomie. L’Inta est désormais rattaché au secrétariat à l’Agriculture. Son directoire composé de dix membres dont sept issus des syndicats agricoles a été remplacé par un conseil technique consultatif où la représentation syndicale est réduite à quatre sièges. Créé en 1956, l’Inta a la double mission de mener la recherche publique agricole et de fournir un service de conseil gratuit auprès des agriculteurs de toute l’Argentine. Suite à cette réforme, une diminution du personnel est prévue, pour faire passer les effectifs de 6991 à environ 4 500 personnes. Le domaine foncier de l’Inta de 116 000 hectares a été transféré à l’agence de l’administration des biens de l’État, dont 71 000 hectares devraient être mis en vente. (Marc-Henry André)
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