En partenariat avec l'Inrae, l’AOPn Asperges de France travaille à mieux prédire la production en asperge, ce qui aurait un impact positif sur le travail saisonnier et permettrait d'anticiper les effets du changement climatique sur la production. Pour ce faire, les deux partenaires proposent une thèse, sur une durée de 36 mois (à partir du 1er novembre). Il s’agira de mieux comprendre l’effet du climat et des pratiques culturales sur la physiologie de l’asperge pour prédire la date et l’amplitude du pic de production ainsi que la date de démarrage de campagne et le rendement potentiel. Par ailleurs, les travaux chercheront à évaluer les conséquences du changement climatique sur la physiologique de l’asperge et sur la production ainsi que l’impact des facteurs biotiques, et en particulier de Crioceris asparagi, un coléoptère particulièrement ravageur, sur le cycle de vie de la plante. Un modèle mathématique sera élaboré à partir de l’ensemble des données. Produite de février à juin, l’asperge française souffre de la concurrence espagnole, et dans une moindre mesure des asperges allemandes, hollandaises, belges et italiennes. L’AOPn considère qu’«une meilleure prédiction de l’offre serait le garant de stratégies commerciales et de communication adaptées à la demande du consommateur» et en cela, un gage de pérennité économique des exploitations.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…