L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a dit ressentir la «fierté» mais aussi «l'inquiétude» du monde agricole, sur la concurrence étrangère comme sur le devenir des exploitations, à l'occasion de sa visite du Salon de l'agriculture, le 26 février, à Paris. Seulement accompagné de son directeur de cabinet et d'un officier de sécurité, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) a d'abord longuement arpenté le 26 février au matin les allées du pavillon dédié à l'Outre-mer, enchaînant sollicitations et nombreux selfies. Il a ensuite déjeuné avec le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, vice-président du MoDem, allié, comme le parti Horizons d'Édouard Philippe, au parti Renaissance d'Emmanuel Macron. Avant de visiter divers stands interprofessionnels (brasseurs, céréaliers, fruits et légumes...) puis de se rendre au stand de la région Normandie. Interrogé par l'AFP, M. Philippe a dit ressentir, «comme toujours chez les agriculteurs, une assez grande fierté, une fierté du travail, de s'inscrire dans une histoire, de garantir une forme de souveraineté alimentaire» et «je trouve ça admirable». Mais ces mêmes agriculteurs éprouvent également selon lui «une vraie inquiétude sur, au fond, un système à la fois normatif, fiscal, réglementaire qui ne les met pas dans une situation de concurrence équitable avec leurs principaux concurrents, qui ne sont pas des pays lointains mais des pays de l'Union européenne».
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