La filière de la banane française rejette les conclusions d’un rapport de la Cour des comptes européenne qui pointe du doigt le niveau des aides européennes qui lui sont accordées. Dans un entretien publié le 12 février dans l’hebdomadaire martiniquais Antilla, le président de la coopérative Banamart, Jean-Claude Marraud des Grottes, estime que le rapport « fait l’impasse totale sur notre réalité » et prévient qu’une réduction du soutien européen « reviendrait purement et simplement à condamner la filière ». Depuis 2012, la filière est touchée par la cercosporiose noire, une maladie majeure des bananiers causée par un champignon microscopique. « À partir de 2014, nous avons dû faire face simultanément à l’interdiction de l’épandage aérien et à la suppression de plusieurs molécules de traitement. Les producteurs espagnols et portugais n’ont pas ce problème », précise M. Marraud des Grottes. Aujourd’hui, plus de 40 % des fonds de ce programme européen destinés aux régions ultrapériphériques sont consacrés au secteur de la banane, principalement à destination d’une poignée de grands producteurs antillais. Plus précisément, l’aide européenne par kg de bananes produites aux Antilles serait désormais deux fois plus élevée que dans les autres régions ultrapériphériques (Canaries, Madère).
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