Une journaliste de France 2 a porté plainte le 9 juillet après avoir été prise à partie par des agriculteurs lors d’un reportage le 8 juillet en Charente-Maritime sur la dégradation de réserves d’irrigation contestées, pour lequel elle interrogeait un militant «antibassine». Quatre agriculteurs ont «déboulé comme des furieux dans des voitures en nous disant “Dégagez d’ici ou ça va mal finir”. C’était très violent», a relaté Anne Guillé-Épée à une correspondante de l’AFP. «Ils ont hurlé, en particulier sur Jean-Jacques Guillet (un porte-parole du collectif «Bassines Non Merci»). Ils l’ont bousculé et mon genou a été heurté par le pied de la caméra. J’ai eu peur qu’ils nous tapent dessus. Nous avons dû remballer notre matériel et partir», a ajouté la journaliste qui a porté plainte pour menaces notamment. «L’un d’entre eux était particulièrement excité, a abondé M. Guillet, il voulait me “casser la gueule”, il m’a insulté, a essayé de me taper, a fait tomber mes lunettes, donné des coups de pieds dans ma voiture. Les trois autres l’ont calmé». Contacté par l’AFP, l’un des mis en cause a nié toute agression physique. «On a juste parlé fort. On était énervé, on y a été à quatre mais ce n’étaient que des mots», assure Jean-Philippe Rousseau.
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