Dans un communiqué du 15 avril, la CGB (producteurs de betteraves, FNSEA) alerte sur « la très forte présence de pucerons verts » dans les parcelles françaises de betteraves sucrières, vecteurs de la jaunisse virale. « Encore profondément marqués par la crise de 2020, ils (les betteraviers, NDLR) redoutent le pire pour cette nouvelle campagne », ajoute l’association spécialisée. L’origine de la présence des ravageurs est à mettre sur le compte de conditions climatiques particulièrement favorables, à savoir des températures élevées, supérieures aux normales, pointe la CGB. Cette dernière rappelle que cette invasion d’insectes s’ajoute à un contexte particulièrement difficile, à savoir le conflit au Moyen-Orient, qui a engendré une explosion des charges : flambée du GNR (+100 %) et des engrais (+20 %). « Les semis sont à peine terminés que les betteraviers se voient contraints de traiter ces minuscules betteraves - au stade deux feuilles. Si cette pression persiste, ils seront obligés de recommencer dans 10 jours », déplore le syndicat. Il rappelle ainsi sa demande de changer la loi française, afin de pouvoir utiliser le flupyradifurone en enrobage des semences. « Cette solution, comme l’acétamipride (en aspersion), est accessible à tous les betteraviers européens mais les betteraviers français en sont privés, ce qui plombe leur compétitivité », alerte la CGB.
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