Contacté par Agra Presse, l’ITB (institut technique de la betterave), via son président Alexis Hache, a indiqué que les alternatives à l’acétamipride n’ont guère fait preuve d’efficacité, que ce soit sur le plan purement technique ou de la rentabilité. Dans un article du Monde du 22 juillet, Hervé Jactel, directeur de recherche à l’Inrae, et qui présidait les deux groupes de travail de l’Anses étudiant les alternatives à l’usage des néonicotinoïdes en 2018 et en 2021, évoquait comme solutions possibles le flonicamide, le spirotétramate, le lambda-cyhalothrine et le pirimicarbe. Mais « le lambda-cyhalothrine et le pirimicarbe ne fonctionnent plus, les insectes étant résistants désormais », pointe le président de l’ITB. Quant au flonicamide et le spirotétramate, ils peuvent réduire la pression parasitaire lorsque les betteraves sont cultivées en association avec l’orge, mais « les rendements décrochent. Économiquement, ce n’est pas viable », déplore-t-il. Sachant que dans une année à grosse pression, comme c’est le cas en 2025, cette solution tombe à l’eau. Alexis Hache estime que « l’Inrae n’a plus de réflexion économique » dans ce dossier. Il ajoute que « l’Efsa autorise l’acétamipride dans les pays de l’UE (…) Il y a une concurrence déloyale ».
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