La commissaire européenne à l’Environnement Jessika Roswall a posé, le 5 mai lors du Global solutions Summit 2025 à Berlin, les bases de ce que seront les « crédits nature » que prévoit de lancer Bruxelles. Une feuille de route pour la création et le développement de ces marchés de financement de la nature sera présentée plus tard en 2025. Les différentes parties prenantes seront réunis pour les amener à se concerter sur ce dossier qui s’avère plus complexe que les crédits carbones. « Comment mesurer et comparer la biodiversité ? Une tonne de carbone équivaut à une tonne de carbone, mais comment les poissons peuvent-ils se comparer aux papillons, les chênes aux prairies ? », s’est interrogé la commissaire européenne. Et une fois la méthodologie rigoureuse en place, il faudra développer une infrastructure permettant d'échanger ces crédits de manière rentable sur un marché. Jessika Roswall a notamment évoqué un projet pilote en France pour les zones humides du bassin de la Seine, où les agriculteurs sont rémunérés pour réduire les rejets de polluants dans les rivières et ainsi diminuer les coûts de traitement pour les usagers de l'eau.
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