Les cinq ONG environnementales (dont Pollinis, Notre affaire à tous) qui ont obtenu la condamnation de l’Etat dans l’affaire dite «Justice pour le vivant», le 29 juin, ont fait appel d’une partie de la décision, annoncent-elles dans un communiqué le 7 septembre. Les associations estiment que réviser le processus d’homologation des pesticides est «la condition sine qua non» pour réduire de manière «systémique et urgente» l’utilisation des pesticides, ce que le tribunal administratif de Paris avait «reconnu» sans pour autant contraindre l’Etat à s’emparer de ce sujet. Pour l’y obliger, elles ont déposé une requête en ce sens devant la cour administrative d’appel de Paris le 29 août. «Face à l’extrême urgence de la situation, notre appel vise à empêcher l’État de perdre plus de temps dans la lutte contre l’effondrement de la biodiversité» expliquent-elles. Le 29 juin, le tribunal de Paris avait enjoint l’Etat à prendre «toutes les mesures utiles» pour respecter les objectifs des plans Ecophyto et pour protéger les eaux souterraines des effets des pesticides. D’après les ONG, l’Etat a fait appel de ce jugement. Contacté, le gouvernement n’a pas confirmé.
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