Quelle que soit la catégorie de bovins viande, la hausse des prix payés aux producteurs en 2022 ne compense la flambée des coûts de production: c’est ce que montre une série de graphiques publiés par la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) le 15 février sur Twitter. Depuis juin 2018, les cotation moyennes FranceAgriMer sont toujours restées inférieures aux prix de revient des producteurs calculés par l’Idele (Institut de l’élevage), que ce soit pour les broutards, les génisses, les jeunes bovins ou les vaches allaitantes. Entre décembre 2021 et décembre 2022, cet écart tend à se réduire, passant de 1,08 €/kg à 0,76 €/kg pour les vaches allaitantes, par exemple. La hausse des prix de la viande s’explique principalement par l’accélération de la décapitalisation, qui se traduit par un manque d’animaux à abattre. Quant à la flambée des coûts de production, elle s’inscrit dans le contexte inflationniste de la guerre en Ukraine. Mis à jour début février par l’Idele, les indicateurs interprofessionnels de coût de revient ont tous gagné 15% en un an. Pour le deuxième semestre 2022, ils s’étalent entre 4,05 €/kg pour les broutards et 6,12 €/kg pour les vaches de races à viande.
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