Un syndicat agricole représentant les producteurs de cannabinoïdes (CBD) s’est inquiété le 16 octobre de la taxation et de l’encadrement de la vente de fleurs de chanvre prévus dans le projet de budget pour 2026 qui mettent, selon lui, «en danger de mort l’ensemble de la filière». «En soumettant la fleur de chanvre (CBD) à un droit d’accise (impôt indirect)» de 25,7% en 2026 (contre zéro taxation en 2025) et «en réservant sa vente aux bureaux de tabac» et autres «établissements agréés», le «gouvernement condamne un des rares secteurs agricoles en plein essor», estime dans un communiqué l’Association française des producteurs de cannabinoïdes (AFPC). D’une part, ces mesures réduisent «la compétitivité des produits français, déjà sévèrement concurrencés par les importations étrangères», qui constituaient «85% du marché français» en 2024, déplore le syndicat. D’autre part, elles «excluent également les agriculteurs de la distribution de leur propre production». Or «la grande majorité des chanvriers français dépendent aujourd’hui de la vente directe (en marché, en foire, etc.) pour pouvoir vivre de leur activité», explique l’AFPC, selon qui la filière compte «plus d’un millier» de chanvriers actifs en 2024, pour «un chiffre d’affaires annuel évalué à plus de 850 millions d’euros».
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