À l’occasion de l’assemblée générale d’Intercéréales (interprofession céréalière) le 14 novembre, son président Jean-François Loiseau s’est interrogé sur le schéma directeur adopté par le gouvernement en matière d’agriculture et d’agroalimentaire dans les années à venir. «Que souhaite l’État, lorsqu’au moment où nous parlons, il nous demande à la fois d’augmenter la production alimentaire, de stocker du carbone tout en ayant moins de terres agricoles?» Et de se désoler de la diminution des moyens de production, alors que «30 millions de tonnes de biomasse supplémentaires» seront nécessaires à l’avenir. M. Loiseau a également évoqué le besoin qu’éprouvent la filière à disposer d’un «cadre» face aux changements technologiques auxquels le monde fait face, et ce pour «ne pas passer à côté du train en marche». Si l’innovation est selon Intercéréales permanente dans les métiers de la production, de la collecte et de la première et deuxième transformation, elle se doit d’être «accompagnée d’une vision stratégique majeure» alors «qu’il n’en existe plus depuis 25 ans», selon le président d’Intercéréales.
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