Dans son rapport annuel pour 2024, à paraitre le 3 juillet, le Haut conseil pour le climat n'est à nouveau pas tendre avec les politiques agricoles françaises, estimant cette fois que la réponse politique apportée aux manifestations agricoles « a fragilisé l'action climatique du secteur et contribué à ralentir sa transition agroécologique ». Et de citer la loi d'orientation agricole (LOA), la Snanc (Stratégie alimentation nutrition climat), qui a été mise en consultation au printemps, et la proposition de loi Entraves, qui « contribueront à verrouiller sur le long terme la production agricole dans des modèles intensifs en émissions, plutôt qu'à l'orienter vers des modèles bas-carbone, plus résilients, donc moins vulnérables ». Il souligne également que 40 % du budget du ministère de l'Agriculture est consacré aux dépenses d'indemnisation et gestion de crise. Parmi ses nouvelles recommandations, identifier les exploitations les plus vulnérables pour définir des politiques dédiées (prévention, assurance, investissement). Parmi les plus classiques, augmenter le tarif du GNR, la production de légumineuses, et les moyens alloués à la Snanc, encadrer la publicité...
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : relance du guichet d’aide à la distillation de crise
FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un…
Loup : en commission, les sénateurs réécrivent la copie des députés
Le 17 juin, les sénateurs de la Coméco ont procédé à une large réécriture de l’article 14 du projet de loi…
Lactalis réclame 15 000 € après une manifestation devant une laiterie de Haute-Saône
Après un déversement de fumier par des adhérents de la FDSEA et des JA devant la laiterie Lactalis de Loulans-Verchamp…