Deux études publiées le 21 février par le cercle de réflexion I4CE (ici et ici) dessinent de nouvelles pistes pour accompagner la réduction de l’élevage du champ à l’assiette. Au-delà de la baisse déjà constatée, «tous les scénarios visant à atteindre nos objectifs climatiques supposent une réduction de l’élevage», rappelle Lucile Rogissart, cheffe de projet agriculture et alimentation. Face à des réduction atteignant entre 10 et 40% selon les auteurs et filières, l’institut estime que près de 1,7 Md€ de bâtiments et 2,7 Md€ de matériel seraient à risque de devenir des actifs «échoués», c’est-à-dire sans vente ou reconversion possible. «Les ordres de grandeur sont conséquents à l’échelle individuelle, mais ne sont pas ingérables à l’échelle nationale», plaide Claudine Foucherot, directrice du programme agriculture et forêts d’I4CE. En répartissant les pertes sur une dizaine d’années, ces actifs devenus inutiles représenteraient un coût de près de 500 M€ au total selon I4CE. Les experts recommandent au passage d’intégrer ce sujet dans la future loi d’orientation «pour ne pas rater les départs». Parallèlement, côté consommateurs, I4CE plaide pour réduire l’offre toutes viandes confondues en restauration hors domicile et distribution, ainsi qu’en faveur d'une hausse de la TVA sur les produits carnés.
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