L’avenir du lot-et-garonnais Lucien Georgelin, deuxième confiturier français derrière Andros, se jouera à la barre du tribunal de commerce d’Agen le 21 novembre. Le juge devra choisir entre accorder plus de temps à l’entreprise, endettée à hauteur de 50 millions d’euros, ou organiser sa cession à un ou plusieurs investisseurs. Le 18 novembre, une réunion de soutien s’est déroulée pendant laquelle a été annoncé que le préfet de Lot-et-Garonne s’était engagé à organiser une table ronde entre acteurs économiques et pouvoirs publics sur l’avenir de la société après la décision du tribunal, selon le quotidien Sud-Ouest. L’entreprise été placée en redressement judiciaire à la demande du fondateur le 6 juillet dernier. Un enchainement d’événements exogènes ont pu la conduire dans cette situation : impact de la crise sanitaire, hausses de matières premières... Par ailleurs, l'entreprise avait conduit de nombreux investissements estimés à 25 millions d’euros (nouveau bâtiment, système informatique). Enfin, elle avait élargi son offre au-delà des confitures (compotes, confiserie…) en participant à la structuration de nouvelles filières de production, comme avec la marque Tomate de Marmande.
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