«À ce stade, le ministère n'a pas encore mesuré l’ampleur de la crise» en agriculture biologique, regrette Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA en charge du bio auprès d’Agra presse. Car lors de la réunion organisée le 21 février avec les syndicats, les chambres d'agriculture et les interprofessions autour d’un éventuel plan de sauvegarde, le cabinet du ministre n’a pas évoqué d’aide directe aux filières touchées, préférant miser sur un soutien accru à la promotion, et sur une application plus stricte d’Egalim. «Le porc, les betteraves, les producteurs de pomme de terre : le carnet de chèque s’ouvre pour tout le monde sauf pour la bio», regrette une source au sein de la Fnab. «La bio fait un AVC et on lui propose un doliprane», s’émeut une autre source suivant de près ces discussions. Alors que l’étude sur la crise financée par le ministre et pilotée par l’Agence bio confirme l’intérêt de plusieurs pistes proposées par ces acteurs, Étienne Gangneron le regrette de son côté: «l’attaque de certains acteurs du bio sur la HVE ne met pas le ministère dans les meilleures dispositions». Estimant que ces discussions ne représentent que «le début des négociations», le syndicat majoritaire prévoit de «continuer à porter le sujet».
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