Abonné

Crise du bio : une étude ministérielle confirme l’intérêt de plusieurs mesures de sauvegarde

- - 2 min

Sur le marché bio, «la tendance baissière devrait se prolonger» prévoit l’étude du cabinet And International réalisée pour l’Agence bio, dévoilée lors d’une réunion avec le cabinet du ministre de l'Agriculture et les acteurs du bio le 21 février. Cette étude avait été annoncée par Marc Fesneau lui-même lors des Assises de la bio organisées début janvier. Objectif: «avoir une compréhension plus fine de la crise». Les conclusions de cette étude consultée par Agra presse confirment l’intérêt des pistes identifiées par les acteurs de la bio. Face à l’urgence, les auteurs invitent à «mobiliser les outils de gestion de crise» pour financer «du déclassement, du stockage ou de la baisse volontaire de production». En matière de politiques agricoles, le bureau d’études recommande également de «rouvrir l’aide au maintien», grâce aux aides à la conversion non utilisée. Côté consommateurs, le rapport confirme l’intérêt d’une «grande campagne» de promotion sur les atouts de bio. Autre piste en distribution: «un déstockage limité dans le temps [...] pratiqué à prix coûtant». À plus long terme, le bureau d’études invite à valoriser les services environnementaux de l’agriculture biologique, par exemple à travers un système de bonus/malus sur les productions agricoles. Pour les auteurs, la crise ne doit cependant pas remettre en cause l’objectif de 18% de SAU bio  qui «doit être maintenu, mais décalé de deux ans».