Les réactions se multiplient à la suite du décès de plusieurs vendangeurs en Champagne (lire ci-dessus). Pour la CFDT Agri Agro, une réflexion sur les conséquences du réchauffement climatique sur les conditions de travail semble indispensable, indique le syndicat dans un communiqué du 14 septembre: «De mauvaises conditions d’accueil des salariés saisonniers, la qualité du logement, l’appel à des travailleurs détachés ne connaissant pas toujours leurs droits, sont des éléments de précarité pouvant aggraver l’impact de l’environnement sur la santé». Le syndicat appelle le gouvernement à conditionner les aides proposées pour l’installation de nouveaux exploitants à la prise en compte des conditions de travail comme un facteur de durabilité, que ce soit pour les salariés ou les non-salariés. Et la CFDT de rappeler qu’elle a demandé l’inscription à l’agenda social de l’interbranches agricole d’une négociation sur les conditions de travail en agriculture, qui débutera en octobre. De son côté, la Fnath (association des accidentés de la vie) plaide pour l’adaptation de la législation: «Le Code du travail ne donne aucune indication concernant les seuils de température à partir desquels travailler présente un risque pour les salariés. Il est urgent que le législateur prenne en compte les recommandations» de l’Institut national de recherche et de sécurité (28°C maximum pour un travail physique).
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